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 Les pur-sang de l'émir d'Astaffort aux enchères

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moumouche35

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MessageSujet: Les pur-sang de l'émir d'Astaffort aux enchères   Mer 18 Nov - 14:14

Les pur-sang de l'émir d'Astaffort aux enchères

Publié le 18/11/2009 03:50 | Jérôme Schrepf

Sans personne pour s'en occuper, ils divaguaient. La mairie les soigne depuis le début de l'année et veut les vendre pour arrêter les frais.





Un lad ? Un palefrenier ? Que henni ! Le maire d'Astaffort, tout simplement ! Et si certains en doutaient, on peut leur assurer désormais qu'André Garros n'est pas un mauvais cheval. Depuis le début de l'année 2009, le premier magistrat de la ville charrie orge et foin, s'occupe de faire planter des piquets, d'établir des enclos électrifiés. La faute à 5 canassons anglo-arabes et un émir.
Les chevaux en question, deux juments d'une vingtaine d'années, un jeune étalon et deux pouliches nées au printemps, divaguaient régulièrement, à l'entrée d'Astaffort, derrière la biscuiterie Gardeil, à la limite de la commune de Layrac. Champs de céréales et de semis labourés par les sabots, pâtures rasées façon Attila, ruades et autres coups de dents dans les véhicules des voisins du haras, dangerosité aux abords des routes, dont la nationale, la liste est longue. Le maire, tout à la fois pressé par les riverains, la gendarmerie et son devoir de sécurité publique a donc pris les rênes : depuis le mois de mars un voisin a pris les bêtes en pension tandis qu'un autre fournit l'électricité pour l'indispensable clôture.

10 000 € à 15 000 € de frais


« Le propriétaire du terrain et des chevaux est un émir, mais pas le même que celui qui était venu s'installer aux haras Jacquet, route de Miradoux », précise André Garros. L'émir des haras Jacquet avait défrayé la chronique locale à l'été 1999 en rachetant les haras et en venant s'installer avec suite et chevaux un mois par an pour suivre la saison de courses. Il aurait donc fait un émule, de l'autre côté du bourg.
Sauf que, depuis deux à trois ans, plus d'émir. En tout cas plus de nouvelles : « Il y a un peu plus de deux ans, un permis de construire pour une maison de 400 m2 sur le terrain des haras a été déposé », relate encore le maire. « Le permis a été accordé, sans travaux aucun. Un homme, habitant Agen, a longtemps pris soin des chevaux. Depuis plusieurs mois, plus rien. Les chevaux sont toutefois en bonne santé. « En mars, on a engagé une procédure devant le tribunal d'Agen pour pouvoir les vendre », explique André Garros. La justice a recherché le propriétaire, celui qui devait les soigner : sans succès.

En juin, le juge a donc autorisé la commune d'Astaffort à vendre les 5 chevaux. Selon André Garros, entre les dégâts aux voitures, ceux causés aux champs, les indemnités pour la pension, l'eau, l'électricité, le foin, l'orge, les clôtures, les frais d'huissiers, etc., la facture avoisinerait les 10 000 à 15 000€.
L'espoir de la mairie c'est donc que la vente aux enchères, qui pourrait avoir lieu courant décembre, couvre ses frais. « Je suis en attente des résultats des analyses de filiation », indiquait, hier, le commissaire-priseur agenais chargé de l'affaire, Me Jean-Pierre Miserey. Le « papa » des pouliches pourrait être un crack, un étalon connu sur le circuit, ce qui signifierait une belle plus-value pour l'ensemble. Et quand y'en a poulain…
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alexiane

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MessageSujet: Re: Les pur-sang de l'émir d'Astaffort aux enchères   Mer 18 Nov - 14:20

y'en a poulautre !!!
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moumouche35

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MessageSujet: (suite) Les pur-sang de l'émir tournent à l'affaire d'État   Jeu 26 Nov - 7:45

Jeudi 26 Novembre 2009

ASTAFFORT (47). L'ambassade des Émirats arabes unis veut faire obstacle à la vente aux enchères des cinq chevaux


Les pur-sang de l'émir tournent à l'affaire d'État



Chuchoteur et ostéopathe pour chevaux, Nathalie Gruy veille, en attendant la vente aux enchères, sur les pur-sang de l'émir. (PHOTO jean-luc DAUBASSE)


L'affaire des pur-sang arabes de l'émir fantôme fait un sacré foin au pays de Cabrel. Cette histoire rocambolesque de cinq chevaux « sauvages » cavalant depuis des mois dans la pampa d'Astaffort - et ses champs de maïs -, après avoir été abandonnés par un mystérieux cheik de Dubaï, s'emballe même bien au-delà des frontières du Lot-et-Garonne.

Ainsi, l'ambassade des Émirats arabes unis à Paris a-t-elle pris, lundi, le mors aux dents et demandé directement à André Garros, le maire de ce petit village de 2 058 habitants, de surseoir à la vente aux enchères de cette encombrante ménagerie, prévue dans un mois environ. Même si l'idée de voir cette affaire dégénérer en incident diplomatique entre le Quai d'Orsay et les rois du pétrole ne l'enchante guère, André Garros renâcle face à ces injonctions car le profit de cette mise à l'encan doit légitimement renflouer les caisses de la commune.
Astaffort ne va tout de même pas se mettre sur la paille : depuis janvier 2009, ces baladeurs en Agenais sans écurie fixe ont, en effet, coûté près de 15 000 euros en picotin et entretien : orge, clôtures électriques, visites du vétérinaire et du maréchal-ferrant, vermifuges, etc.

« On n'est pas dans l'Ouest américain », ironise le maire, qui refuse de tourner en bourrique. « Vivement décembre, qu'on vende : cela ne peut plus durer, un tel cirque. Y en a plus que marre des chevaux de l'émir. »

« C'est un vrai délire »

Une fièvre de cheval a frappé la mairie où une cellule de crise affronte un incessant bombardement téléphonique depuis l'annonce, rendue publique voilà une semaine, de l'adjudication d'un étalon, de deux juments et de deux pouliches. L'ordonnance est signée Isabelle Louwer- se-Berguedieu, juge au tribunal de grande instance d'Agen.

Aurélie Lespes, la toute jeune secrétaire générale de la mairie, titulaire d'un master de droit des collectivités territoriales, avoue ne pas avoir été préparée à un tel micmac juridique lors de ses études à la fac de Bordeaux. « C'est la totale, reconnaît-elle. Un vrai délire avec ce téléphone qui sonne toutes les cinq minutes. Neuf fois sur dix, il s'agit d'acheteurs potentiels désireux de connaître le pedigree des pur-sang. Je viens de répondre coup sur coup aux questions d'une journaliste du "Gulf News" de Dubaï et d'un animateur de l'émission de télé "30 millions d'amis". »

Haras de Hautefage

André Garros raconte la genèse de cette aventure qui broute le plus clair de son temps et bouscule un agenda traditionnellement consacré, en cette période de l'année, aux entretiens avec le personnel. « Je n'ai jamais rencontré ce fameux émir Ali Khalifa Al Qama, qui paie une taxe foncière pour une propriété de 25 hectares achetée, en 2006, sur les hauteurs de Hautefage. Il y a fait bâtir un haras d'une trentaine de boxes, désormais ouverts aux quatre vents. Son gardien, Mohamed Bendjebbar, a lui aussi disparu. Voilà comment les chevaux, livrés à eux-mêmes, se sont retrouvés à l'état sauvage, près de la RN 21, causant des dommages dans les cultures ou cabossant quelques voitures au cours de leurs divagations. D'où une accumulation de plaintes auprès de la gendarmerie. Après toute une série de courriers recommandés restés lettre morte, j'ai donc fait appel à la justice. »

Nathalie Gruy, chuchoteur et ostéopathe pour chevaux, veille aujourd'hui sur les pur-sang arabes avant qu'ils ne soient dispersés par Me Jean-Pierre Miserey, le commissaire-priseur. « Des analyses ADN sont en cours pour déterminer si Angie, la seconde pouliche, est bien une fille de Dormane, l'étalon vedette des haras de Rodez. » Dormane étant l'un des deux meilleurs reproducteurs au monde (à 4 500 euros la saillie), si cette parenté est confirmée, Angie deviendrait, pour Astaffort, une vraie pouliche aux oeufs d'or.
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moumouche35

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MessageSujet: Astaffort(suite)-Pas de vente aux enchères avant début 2010   Mar 1 Déc - 7:31

Publié le 01/12/2009 03:51 | Jérôme Schrepf

P
as de vente aux enchères des chevaux avant début 2010

Astaffort. L'émir nie en être propriétaire. La mairie, elle, gère le déferlement médiatique.




Depuis 15 jours, et la publication dans ces colonnes de « l'affaire des chevaux de l'émir », c'est la ruée vers Astaffort (lire notre édition du 18 novembre). Le petit village est en effet sous le feu de l'actualité médiatique régionale et nationale depuis que cinq pur-sang anglo-arabes, échappés du haras appartenant à un émir, ont été pris en charge par la municipalité. Les chevaux avaient sauté l'enclos en début d'année, occasionnant des dégâts dans les semis alentours, abîmant la voiture d'un voisin et se montrant dangereux à force de galoper du côté de la route nationale. Aidée par un voisin qui fournit l'électricité nécessaire à la clôture, et par une autre voisine Catherine Ghys, qui prend en charge les bêtes, la mairie d'Astaffort se retrouve au volant d'une cinq chevaux et à la tête d'une facture qui galope. Montant estimé des frais engagés à ce jour :
« Entre 10 000 € et 15 000 €».

Dernier épisode en date, le passage du maire André Garros au JT de TF1, dimanche soir, qui méritait bien en effet d'être dans le journal de Claire Chazal, la-la-la-la-la… France Inter, RTL, M6, Le Figaro, la presse spécialisée dans les équidés, les amateurs, professionnels et amoureux du cheval, tous visitent et assaillent de coups de téléphone la mairie d'Astaffort devenue, comme la gare de Perpignan pour Dali, une sorte de centre du monde.

Adieu l'émir…


« Le standard a failli sauter », confiait hier André Garros, qui a plusieurs fers au feu, entre son mandat de maire, l'orge des chevaux et les sollicitations des médias. Cet après-midi, il coiffera sa caquette de guide pour cornaquer une poignée de visiteurs désireux de voir les futurs cracks avant de bourse délier. Car, le but de la mairie, ce n'est certes pas la mort du petit cheval, mais de s'en débarrasser quand même. La justice ayant autorisé le maire à vendre, une vente aux enchères aura lieu. Et même s'il s'agit de chevaux pour l'instant l'histoire ne sent pas l'écurie. À la suite de la parution de l'article dans nos colonnes, l'ambassade des Émirats Arabes Unis avait contacté le maire pour lui demander de surseoir à la vente. C'était lundi dernier. Mardi, les émiratis rappelaient pour préciser que, finalement, l'émir Al Qama n'était « pas le propriétaire des chevaux » et que la vente pouvait avoir lieu. Adieu, l'émir…

Mais la course entamée en début d'année par le maire et son village ressemble de plus en plus à un concours d'obstacles : « On pensait l'organiser à la mi-décembre mais les analyses génétiques confirmant la
filiation des pouliches prendrait au moins deux mois », regrettait hier André Garros. Il faut dire que le papa des petits chevaux serait un certain «Dormane», étalon reconnu dans le Landernau équestre et dont la moindre saillie vaut 4 500€. Alors le prix d'un rejeton…




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