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 Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13

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moumouche35

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MessageSujet: Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13   Jeu 7 Jan - 22:30

Publié le 07/01/2010 08:13 | Jérôme Schrepf

Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13


Insolite. La mairie s'occupait des bêtes, sans propriétaire, depuis un an. L'une des pouliches est « fille » d'un crack..





On approche du dénouement, au petit trot, mais on s'en approche. Les chevaux d'Astaffort, sur les bras du maire et de la municipalité depuis une année, seront finalement vendus aux enchères mercredi prochain.
Depuis un an maintenant, la municipalité d'Astaffort est installée, de force, au volant d'une cinq chevaux. Les cinq bestiaux (1) en question proviennent du haras d'Hautefage, à l'entrée du village, derrière la biscuiterie Gardeil. C'est de cette propriété appartenant à un cheikh des Émirats arabes unis qu'ils s'étaient échappés, il y a plus d'un an maintenant, pour galoper tout leur saoul sur les labours et les cultures des champs voisins, abîmant des véhicules, grignotant des pare-chocs ou simplement divagant de plus en plus près de la route nationale en contrebas.
Pressé d'intervenir, le maire du village André Garros n'avait plus le choix. Avec l'aide des voisins qui ont fourni, qui l'électricité nécessaire aux clôtures, qui le gîte et le couvert à une partie des équidés, le maire et ses employés communaux se sont donc transformés en palefreniers occasionnels tout au long de 2009, charriant des sacs d'avoine, réglant les factures de vétérinaires, déplaçant les enclos pour assurer une pâture fraîche à leurs pensionnaires.

Moitié de saillie dûe


Dans le même temps, la mairie engageait une procédure judiciaire pour retrouver le ou les propriétaires des chevaux. En vain. La justice toutefois, par décision du tribunal de grande instance d'Agen, donnait le droit à la commune d'Astaffort de procéder à la vente des chevaux, encombrants et chers à entretenir. Interrogé hier, le maire du village évoque une dette courante de « 17 000 € ». L'espoir de l'élu, pour entrer au moins dans ses frais, était que l'une des pouliches soit bien fille d'un crack nommé « Dormane », étalon pur-sang arabe de renommée mondiale. Un étalon surnommé « Le Cabotin de Rodez » par les Haras nationaux de la préfecture aveyronnaise où il a effectué toute sa carrière de reproducteur. Une simple saillie du crack coûte entre 5 000 et 6 000 €. André Garros le sait qui s'est vu réclamer par les haras nationaux la moitié de la «saillie», non réglée par le précédent proprio. Le maire ayant décidé d'arrêter les frais, préfère que l'acquéreur paye lui même pour récupérer les papiers officiels.

« Calypso », clou de la vente


Mais les résultats, eux, sont connus et finalement bien arrivés en mairie en même temps que la bonne nouvelle attendue : « Calypso », pouliche née au printemps 2009, est bien la fille de « Dormane ». Et les cinq chevaux sont des pur-sang arabes. Leur vente aux enchères aura lieu mercredi prochain 13 janvier, à partir de 15 heures, sur place, aux haras d'Hautefage à Astaffort. Selon le commissaire-priseur Me Jean-Pierre Miserey, qui procédera à la vente mercredi prochain, la pouliche, clou de la vente, sera vraisemblablement vendue en lot avec sa mère, « Djoula », jument de 21 ans. Début des enchères à 1 500 ou 2 000 €. Depuis la médiatisation de l'affaire, les demandes affluent, en mairie d'Astaffort, comme à la salle des ventes d'Agen : 120 acheteurs potentiels ont laissé leur coordonnées pour être prévenus de la date des enchères. Désormais l'histoire sent bon l'écurie...

(1) Deux juments, « Djoula », 21 ans, « Djelina », 12 ans, deux poulains, nés en 2008 et une pouliche, « Calypso », née en 2009.

L'un des meilleurs étalons au monde

Voilà ce qui est dit de « Dormane », le « papa » de l'une des pouliches mises en vente la semaine prochaine, sur le site des Haras nationaux, www.haras-nationaux.fr : « Pur-sang arabe né pour les courses, « Dormane » a fait toute sa carrière de reproducteur à Rodez.
Il est la vedette que l'on admire lors de chaque visite ; il le sait et il est très cabotin. Sa renommée a largement dépassé les frontières de l'hexagone ; il est connu partout en Europe mais aussi dans les Émirats arabes unis, l'Arabie Saoudite et les États-Unis.

[…] Chaque année, environ 20 % des juments saillies viennent de l'étranger[…] . Il est numéro un des étalons arabes en France et en Europe depuis plusieurs années et l'un des deux meilleurs au monde. Ses produits se négocient parfois très cher ».
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moumouche35

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MessageSujet: Pur-sang arabes d'ASTAFFORT (suite et fin)   Jeu 14 Jan - 7:19

Publié le 14/01/2010 03:51 | Jérôme Schrepf

Opération blanche au bal de la pouliche

Astaffort. Hier, la vente aux enchères des 5 pur-sang arabes a rapporté 17100€. La mairie devrait rentrer dans ses frais.





Il est 15 heures pétantes sur les hauteurs d'Astaffort, aux haras d'Hautefage, et le commissaire-priseur entre en scène. Comme un curé obtient l'attention de ses ouailles en levant le goupillon, Me Miserey agite son marteau et monte « enchère » dans un silence religieux. La foule se presse autour de lui, pataugeant dans le redoux et la bouillasse, piaffant, botte contre botte, curieux et acheteurs potentiels mêlés. Pendant une heure, on vient de flatter des croupes, tâter du nez, reluquer des aplombs. L'heure est à présent à la mise à prix, car on l'a déjà écrit, ici et là, on achète bien les chevaux.

La fondation bardot achète la vieille jument


Ils sont maintenant une bonne centaine de bérets, casquettes, feutres à larges bords, vestes de tweed, vestes huilées et foulards noués sous les ordres. Les premières enchères tournent court. Me Miserey a tout juste le temps de présenter « Djoula », jument de 21 ans, que déjà une main timide se lève pour couvrir les 1 000 € demandés. « Adjugée ! », assène l'homme au nœud-pap'. Maryse Bion tombe dans les bras de son voisin, balbutiant un : « Je suis trop contente, je vous embrasse ».
Cette enquêtrice de la fondation Brigitte Bardot vient d'accomplir la mission pour laquelle elle était mandatée : « Sauver cette jument de la boucherie, et lui épargner de pouliner à nouveau, ce qu'elle n'a cessé de faire depuis 1998. » « Djoula » devrait rejoindre très bientôt la propriété de Maryse Bion, du côté de Miramont-de-Guyenne, pour y couler une retraite heureuse avec d'autres de ses congénères.
Le lecteur avisé, impatient et taquin, se demande à ce stade : « Mais que fait la pouliche ? ». « Calipso », à peine 1 an, annoncée comme le clou de la vente car fille du maître étalon « Dormane », mise à prix à 1 000 €, trouve preneur à… 1 100 €!

6 500 € pour « jhelina » et autant pour « engie »


C'est le premier achat de la journée pour Pierre-Yves Juillard, casaque rouge, toque rase, éleveur de chevaux arabes, venu exprès de Villefranche-de-Rouergue faire les soldes à Astaffort. Il devra quand même ajouter à son enchère de 1 100 € les 2 843,60 € réclamés par les Haras nationaux au titre de la 2e fraction de la saillie, non réglée par l'ancien propriétaire, après que « Dormane », toujours vert, a fait sa part du boulot. Le même acheteur tentera bien de rafler « Enzo », poulain d'une année, mais l'Aveyronnais n'étant pas un mauvais cheval, il laisse à un ami surenchérisseur le futur étalon pour 2000€.
C'est plus loin, en contrebas des haras, chez Catherine Ghys, la voisine, ostéopathe équine qui s'est occupée de remettre les canassons sur jambes, que les compteurs s'affolent : « Jhelina », jument alezane de 12 ans, part à 6 500 €, tout comme « Engie », sa pouliche. Dans les deux cas, c'est encore Pierre-Yves Juillard qui coiffe tout le monde au poteau. « J'aurais voulu racheter « Jhelina », confiera après la vente Colette Caumont, épouse du fameux éleveur villeneuvois, Jean-Louis Caumont, naisseur de « Jhelina » : « Ce monsieur Juillard a fait une affaire car la lignée est superbe. La famille a toute été vendue aux Émirats… »
Au total, la vente rapporte 17 100€. À quelque chose près, c'est ce qu'aurait coûté l'année d'entretien des cinq chevaux à la mairie d'Astaffort. Pas mécontent d'être enfin débarrassé, le maire, André Garros, peut maintenant retourner à ses moutons.
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moumouche35

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MessageSujet: Catherine Ghys "Chuchoteuse et Ostéopathe"   Jeu 14 Jan - 7:33

Jeudi 14 Janvier 2010

LES ENCHÈRES D'ASTAFFORT. Les cinq pur-sang de l'émir ont trouvé preneurs pour près de 17 000 euros



Équidés : liquidés


Me Jean-Pierre Miserey, une pomme dans une main, le petit marteau d'ivoire dans l'autre. (PHOTO THIERRY SUIRE)

« La plus noble conquête du cheval, c'est la femme », disait Alfred Jarry. Ça tombe bien : Catherine Ghys, chuchoteuse et ostéopathe pour chevaux, est cette jeune femme d'Astaffort qui a veillé durant dix mois sur les cinq pur-sang arabes laissés à l'abandon par un supposé émir de Dubaï, le cheik Ali Khalifa Tani al-Qama. Et, naturellement, cet ange gardien à la crinière blonde n'aurait pour rien au monde manqué la vente aux enchères de ses petits protégés, une liquidation judiciaire qui avait pour cadre les haras d'Hautefage miraculeusement inondés de soleil et à portée de sarbacane de la grande « chaumière » de Francis Cabrel.

« Je stresse », confesse la Super Nanny de toute cette joyeuse smala. Crottés comme des chiens de prairie, Djoula et Jhennna (les mères), Enzo (l'entier âgé de 3 ans), Angie et Calypso (les deux pouliches nées au printemps dans leur robe bai cerise), tournicotent en hennissant au milieu d'un paddock labouré par les pluies et les galops sauvages. Un champ en jachère se couvre de gros 4× 4, de vans et de bétaillères. Jérôme, des services techniques de la mairie d'Astaffort, en casaque jaune fluo, canalise la vague des acheteurs potentiels : « Si vous êtes dans la mouise, j'ai le câble et le tracteur pour vous tirer de là », jure le gazier.

Et dire que le début des opérations est prévu à 15 heures : une éternité pour Catherine Ghys.

« Je ne serai véritablement soulagée que si les futurs propriétaires sont de braves gens qui connaissent et aiment sincèrement les chevaux », lâche-t-elle avant d'accueillir le maire. André Garros est emmitouflé dans une veste d'aviateur. Tendu comme une corde de starting-gate à Auteuil. Car l'enjeu est de taille pour la commune qui, depuis décembre 2008, a dépensé pour l'entretien de ces « fichus » pur-sang la somme de 17 000 euros. Vous parlez d'une « paille »...

« Douloureuse histoire »

« C'est une belle mais douloureuse histoire qui s'achève », note encore Catherine Ghys en relevant la clôture électrique d'un paddock que les biches ont boulottée dans la nuit.

Entre en scène le commissaire-priseur, Me Jean-Pierre Miserey. Trente ans de métier, suivez son panache blanc. C'est d'ailleurs la troisième vente du genre pour l'homme à l'inamovible noeud papillon bleu à pois blancs et au petit marteau d'ivoire. « On va entamer les hostilités. Ça ne prendra pas plus de dix minutes par tête de pipe », pronostique ce gentleman en veste de tweed de la verte Irlande et qui a l'air de se balader, comme par une belle journée du mois d'août, dans une vente de yearlings à Deauville ou à Newmarket.

Terrain lourd, public en après-ski estimé à 200 personnes : les enchères démarrent à 15 heures tapantes et le premier coup de maillet tombe sur un piquet de clôture en châtaignier en moins de deux minutes. Résultat des courses : Djoula, une jument « vide » de 22 ans, « qui a évité la boucherie de peu », part à 1 000 euros, sa mise à prix. Mais, c'est Pierre-Yves Juilliard, un éleveur aveyronnais de La Capelle-Bleys, près de Villefranche-de-Rouergue, qui va finalement acquérir Calypso, la « pouliche aux oeufs d'or », fille de Dormane, le crack étalon. Ce veinard repart avec trois chevaux et laisse autant de chèques pour un montant global de 14 100 euros.

À l'arrivée, le maire fait ce commentaire un brin désabusé : « On ne rentre pas totalement dans nos frais. Il s'en est fallu d'un cheveu... » Parfois, l'enchère est faible à Astaffort.


Auteur : PASCAL HENG
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Suisayga

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MessageSujet: Re: Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13   Jeu 14 Jan - 12:22

Mouais....Encore une affaire bizarre! J'espère que l'acquéreur ne sera pas aussi malhonnête que les anciens propriétaires.
Il s'en tire à bon compte avec une Dormane par contre...
Enfin bon, après, c'est le grand père de ma pouliche et je n'ai pourtant pas l'intention d'en faire une "poule aux oeufs d'or" XD! Tout pour le fric dans le monde du cheval, c'est très décevant, je me demande si ça s'arrêtera un jour!
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masai

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MessageSujet: Re: Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13   Jeu 14 Jan - 13:04

Je suis soulagée pour la pouliniére Djoula, merci à la fondation B. Bardot. Pour les autres et surtout la pouliche, fille de Dormane, c'est bizarre qu'elle soit partie si peu chére. J'espére que la maison sera bonne!
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moumouche35

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MessageSujet: Re: Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13   Ven 15 Jan - 9:14


"Reste encore à remettre la main sur cet émir qui risque jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende pour avoir abandonné ses chevaux !"

A suivre...
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moumouche35

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MessageSujet: Re: Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13   Sam 18 Sep - 22:31

Publié le 17/09/2010 09:26 | S.B.

Astaffort. Pur-sang ou cheval de retour ?

Les chevaux de l'émir d'Astaffort, suite et pas fin. Interrogé mercredi sur le sujet, André Garros, le maire de la localité, confirme que l'un des acheteurs de la vente aux enchères de janvier dernier se retourne contre la collectivité.

Raison invoquée par cet intermédiaire : l'un des poulains dont il a fait l'acquisition cet hiver n'est, selon ses affirmations, pas franchement de la lignée des pur-sang arabes mais plutôt du commun des mortels de la race équine. Un courrier envoyé à la mairie indique que des analyses ont été réalisées pour vérifier les origines du canasson et les résultats, lus par le nouveau propriétaire, sont sans contestation possible. Il l'avait acheté 2 000 € et réclame 1 500 € à la localité, toujours selon André Garros.

L'élu n'est bien sûr pas d'accord avec les affirmations. « Nous ne sommes pas des professionnels, mais nous avions pris toutes les précautions pour vérifier les origines des chevaux. L'acquéreur ne peut guère avancer l'argument de la tromperie… » mais il peut éventuellement attaquer la commune via le code civil pour un éventuel vice caché. Le maire a répondu à l'argumentaire de l'acheteur et n'entend pas céder. André Garros connaît bien les textes de loi puisqu'il officiait à la DDCCRF (les fraudes) avant de se consacrer à son mandat d'élu.

Pour mémoire, la collectivité avait hérité des cinq chevaux arabes de l'émir de Dubaï à la suite du départ, pour une destination inconnue, de ce dernier. La nourriture, l'entretien… avait coûté quelque 17 000 € à la commune. La vente avait permis d'équilibrer dépenses et recettes mais ce rebondissement pourrait déboucher sur de nouvelles dépenses.
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MessageSujet: Re: Les pur-sang d'Astaffort vendus aux enchères le 13   

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