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 Le cheval, meilleur ami du policier

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moumouche35

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MessageSujet: Le cheval, meilleur ami du policier   Dim 30 Mai - 22:02

30 mai 2010

Le cheval, meilleur ami du policier

2010 pourrait bien être l’année du cheval. En effet, au mois de janvier, quatorze députés se sont penchés sur le destin de cet animal, autrefois dit de labeur, et aujourd’hui essentiellement cantonné à des activités sportives et de loisirs. Ils ont donc déposé une proposition de loi pour que le cheval ne soit plus considéré comme un animal de rente, destiné à finir sa vie à l’abattoir, mais comme un animal de compagnie. « Rien ne différencie plus le chien, animal de compagnie, d’un cheval, animal de rente », a dit le député Lionnel Luca, qui est à l’origine de cette initiative. En fait, il s’agit d’ajouter une petite phrase au Code rural : « Art. L. 212-9 A. – Le cheval est un animal de compagnie tel que défini par les dispositions du présent code à l’article L. 214-6.»
Dans la police et dans la gendarmerie, ce n’est pas tout à fait vrai, car le cheval et le chien ne sont pas des animaux de compagnie mais plutôt des « collaborateurs » à quatre pattes.
Et en cherchant à me documenter sur le sujet, je suis tombé sur un personnage original : un commissaire divisionnaire qui s’est réorienté vers l’enseignement, puisqu’il est aujourd’hui professeur à Paris VIII, et qu’il a créé une école d’équitation destinée à former des jeunes «qui se cherchent ».

Philippe Vénère, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un policier un rien atypique. 37 ans de police, dont 6 comme gardien de la paix. C’est lui, par exemple, qui a ouvert les portes de la 1er DPJ (division de police judiciaire) de la rue de Courcelles, à Paris, à Bertrand Tavernier, afin qu’il puisse s’inspirer de ces locaux de police particulièrement repoussants pour tourner L.627, film qui a attiré l’attention sur les conditions de travail des policiers.

C’est lui également, alors qu’il dirigeait la 4ème BT (brigade territoriale), en 1984, qui a reçu la mission impossible d’évacuer le squat de « l’îlot Chalon ». Une sorte de cour des miracles qui était devenue un véritable centre commercial de la drogue. On raconte, qu’au flan, il a demandé 1000 hommes. Accordé, a répondu le préfet de police. Et cette opération casse-gueule, et forcément impopulaire, s’est déroulée sans bobo.
Donc, en 1999, avec un officier de l’armée de l’Air, Gilbert La Sala, il fonde l’École des gardes à cheval de Soissons, destinée à former des jeunes qui veulent concilier leur métier et leur passion pour le cheval. « Aujourd’hui, 85% de nos stagiaires sont placés dès la sortie de la formation », dit-il. Les débouchés : gardes-vert, gardes-chasse, gardes forestiers, et même des sociétés de surveillance qui parfois font appel à des cavaliers. À noter que la gendarmerie nationale recrute des gendarmes adjoints à cheval.
Sinon, pour la police nationale ou municipale et pour la gendarmerie, notamment la Garde républicaine, il faut d’abord passer le concours commun à tous les candidats.
De par le monde, de très grandes villes sont dotées d’une police montée. En France, on semble un peu en retrait. Pourtant, l’idée fait son chemin auprès de certains maires et l’on commence ici ou là à voir apparaître des brigades équestres.
Le policier ou gendarme à cheval présente plusieurs avantages. D’abord, par sa situation dominante, il a une vision étendue. Ensuite, il peut crapahuter dans les espaces verts ou sur des chemins impraticables pour des engins motorisés.
Mais l’avantage le plus important est psychologique. Le couple policier-cheval ne dégage aucune agressivité, bien au contraire. En plus, il est écolo. À son passage, c’est comme si on arrêtait le temps.
Comment dire, le flic, sur son canasson, il est sympa.
Je sais bien que rendre les policiers sympathiques n’est pas la préoccupation première ni des maires ni d’un ministre.
Ils n’ont pas nécessairement raison. L’autre jour, à Limoges, une jeune femme demande l’aide d’un CRS : son bébé de quatre jours est tombé à l’eau et il ne respire plus. Le policier prodigue un massage cardiaque et le bébé reprend vie. Quelques semaines auparavant, sur l’autoroute A25, c’est une policière qui se transforme en sage-femme pour aider à mettre au monde un petit Mathis.
La routine me direz-vous. Oui, mais pourquoi ne montrer toujours que le côté noir des choses ? Cela dit, le cheval, il n’a pas encore gagné la partie. Car il n’est pas du tout certain que les députés acceptent de le classer parmi les animaux de compagnie. À cela, il y a plein de raisons pratiques que rappelle leGroupe des entreprises du secteur cheval en agriculture (GESCA) dans un rapport qui conclut que « le cheval animal de sport, de sport de loisirs, de trait, de consommation [doit être] maintenu dans la classification juridique d’animal de rente ».
Avec un argument fort, surtout à notre époque : 70 000 emplois à la clé.
Ce qui me gêne le plus, c’est le mot « consommation ».
D’ailleurs, en fin de carrière, les chevaux de la Garde républicaine ne sont plus envoyés à l’abattoir, mais ils peuvent être rachetés par leur cavalier ou confiés à des associations.
Pour moi, et je crois que nous sommes nombreux dans ce cas, le steak de cheval ne passe pas.




La 1ère photo provient du blog Clic-cheval et les deux autres sont de Thierry Birrer, photographe à Soissons.
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