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 SOS chevaux en détresse

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moumouche35

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MessageSujet: SOS chevaux en détresse   Ven 18 Mar - 22:49

7 mars 2011 06h00 | Par JACKY SANUDO

SOS chevaux en détresse

Galop pour la vie repère et place les chevaux en difficulté. Les hébergeurs adoptants sont les bienvenus dans la région.




Arrivé mal en point, Tic Tac a retrouvé une deuxième jeunesse du côté de Saint-Claud (16). PHOTO DR



Tic tac des Gatines, trotteur alezan, court sur ses 26 ans. C'est un pépère qui coule des jours heureux du côté de Saint-Claud, en Charente. Comme un grand nombre de vieux chevaux, il l'a échappé belle. Lorsqu'il a terminé sa carrière de CSO (saut d'obstacles), il y a trois ans, son propriétaire a décidé de le donner. Le nouveau, malgré sa bonne volonté, n'avait pas les moyens pour entretenir son pensionnaire. En l'espace de six mois, le pauvre Tic Tac a dépéri, avec une gale purulente pour ne rien arranger.

Un quidam l'a aperçu dans ce triste état, et l'association Galop pour la vie (1) en a été avertie. S'est alors formée une chaîne de solidarité qui a abouti au placement de l'alezan chez Karine Mounetou, à Saint-Claud. Mise en quarantaine, soins vétérinaires et régime grossissant ont remis sur pattes le rescapé. « Je l'ai depuis mars 2009. Je devais juste servir de famille d'accueil. Je m'en occupais matin, midi et soir. Le vieux papi est une crème, alors je m'y suis attachée et j'ai décidé de le garder. Je suis heureuse d'avoir pu le sauver », assure son hébergeuse. C'est certainement dans cette ferme que Tic Tac finira paisiblement sa vie, auprès de la jument Tecmessa et d'une vieille ponette que Karine Mounetou avait sauvée de l'abattoir il y a une quinzaine d'années.

335 équidés suivis

Ce dénouement heureux a été possible grâce au savoir-faire de l'association de sauvetage d'équidés, régie par la loi 1901, Galop pour la vie. Depuis juillet 2008, GPLV œuvre pour éviter des envois à l'abattoir, la maltraitance, et pour aider les personnes en difficulté qui ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs chevaux. En deux ans et demi d'existence, l'association compte 335 équidés suivis par contrat.

« Les cas de maltraitance sont souvent dus au je-m'en-foutisme. Lorsqu'ils sont dénoncés, nous envoyons un membre de l'association ou un délégué régional constater sur place, et si possible dialoguer avec le propriétaire. Nous essayons d'obtenir une donation du cheval pour le retaper et le replacer. Si cela ne marche pas, nous faisons un dépôt de plainte », explique Aurélie Machurat, responsable communication de GPLV. Pour le cas des chevaux promis à l'abattoir, il est proposé au marchand une vente au prix boucherie réel. Les animaux sont pesés devant un membre de l'association. Ensuite, celle-ci se donne un mois pour les placer. « Une fois qu'un adoptant potentiel a été validé, nous achetons le cheval et l'adoptant nous le rachète au même prix pour que nous puissions faire un contrat multipropriété. Nous gardons une part de l'équidé, ce qui nous permet de nous assurer de son devenir. En règle générale, nous effectuons deux visites par an chez l'hébergeur », poursuit Aurélie Machurat.

Lancée avec ses 37 membres fondateurs, Galop pour la vie a peu à peu tissé sa toile dans toute la France. Aujourd'hui, elle compte environ 400 membres actifs, dont 17 en Aquitaine, 8 en Midi-Pyrénées et 6 en Poitou-Charentes (2). « Nous avons besoin de bénévoles, surtout dans la région Poitou-Charentes, qui est très pauvre en hébergeurs, transporteurs et membres SOS pour les visites. En Charente-Maritime, je suis la seule et je ne peux pas héberger », signale Corinne, de Saint-Xandre, qui vient de rejoindre l'association il y a peu.

Appels aux dons

« Nous sommes une association loi 1901, mais encore trop jeune pour être déclarée d'utilité publique. Nous n'avons pour le moment pas de subventions. Nos besoins sont avant tout financiers. Les chevaux placés nous coûtent parfois très cher en soins vétérinaires », précise Aurélie Machurat. Malgré ces difficultés, les appels aux dons en nature sont ponctuels et pour des cas désespérés. La principale source de revenus de GPLV vient des cotisations de ses membres, qui s'élèvent à 10 euros par an, et des frais perçus sur les adoptions (NDLR : pour ces vieux chevaux, les frais d'adoption fluctuent entre 20 et 300 euros).

En revanche, l'appel aux bonnes volontés est plus que jamais d'actualité. Si le sort des chevaux en détresse vous émeut, c'est à vous que Galop pour la vie s'adresse.

(1) galoppourlavie.forumactif.org.
(2) Pour tout renseignement pour l'Aquitaine, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes, contacter la déléguée régionale, Aurore Valladier : 06 84 55 64 98.
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